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Blog sur tout ce que j'aime. Blog refait à neuf.

Il traitera de divers sujets. Comme la nature, Japon, mangas, des sujets tabous, paranormal, (surtout) sciences, des petits jeux...

# Posté le samedi 28 juin 2008 10:25

Modifié le samedi 29 août 2009 13:37

SCIENCES

SCIENCES

# Posté le dimanche 30 août 2009 15:56

l'antibiotique

l'antibiotique


Un antibiotique (du grec anti : « contre », et bios : « la vie ») est une substance qui a une action spécifique de bloquage ou même de destruction des bactéries. Pour les autres micro-organismes, on utilise le terme d'« antifongique » s'il s'agit de lutte contre les champignons, ou d'« antiviral » s'il s'agit de lutte contre les virus.

Cette substance peut avoir une action toxique directe, c'est-à-dire bactéricide ; son efficacité peut être également limitée à empêcher le développement des micro-organismes (action bactériostatique).


Descriptions, spécificités

Une substance antibiotique est donc un "médicament" qui a pour effet soit d'empêcher la prolifération des bactéries (ce fut le cas du premier découvert, la pénicilline), soit de les tuer de façon ciblée. On parlera selon le cas d'antibiotiques "bactériostatiques" ou "bactéricides". Le but de tout traitement antibiotique est d'aider le système immunitaire dans sa lutte contre les bactéries. Dans tous les cas c'est le système immunitaire qui finira de débarrasser l'organisme malade des dernières bactéries.

NB : Les antiseptiques ne sont pas des antibiotiques. Leur fonction est de tuer un maximum de germes (bactéries, champignons, virus), leur mode d'action n'est pas spécifique, ils ne s'utilisent que localement en application externe et mal employés (trop concentrés par exemple) ils peuvent provoquer des lésions et/ou retarder la cicatrisation.


Historique et importance de la découverte

Le premier antibiotique, identifié dès la fin du XIXe siècle par Ernest Duchesne, fut la pénicilline. Ses propriétés furent redécouvertes par hasard en 1928 par Sir Alexander Fleming qui s'aperçut que certaines de ses cultures bactériennes dans des boîtes de Petri oubliées avaient été contaminées par les expériences de son voisin de paillasse étudiant un champignon : le penicillium notatum. Mais l'importance de cette découverte, ses implications et ses utilisations médicales ne furent comprises et élaborées qu'après sa redécouverte, entre les deux grandes guerres.

Nota : les antibiotiques existent en fait dans la nature, utilisés par exemple depuis des millénaires par certaines espèces de fourmis, mais nous ne l'avons constaté que très récemment.

Le premier antibiotique (de synthèse) a ouvert une voie nouvelle dans la lutte contre de nombreuses maladies qui étaient considérées comme incurables auparavant. Les antibiotiques ont augmenté l'espérance de vie d'environ 15 ans, à ceux qui y ont accès. Comparativement, un médicament qui guérirait 100 % des cancers n'augmenterait l'espérance de vie que de 5 ans.


Résistance croissante des bactéries

De nos jours, beaucoup d'antibiotiques sont connus, mais leur surconsommation entraîne des résistances de certaines bactéries à certains d'entre eux, et même des multi résistances (cas du staphylocoque doré), au point de rendre à nouveau incurables les premières maladies que nous avions traitées avec succès avec les antibiotiques...

Le mécanisme le plus probable de cette résistance est sans doute que l'antibiotique utilisé crée une pression de sélection, qui favorise la sélection de mutations naturelles (même rares), qui confèrent à la bactérie une résistance à l'antibiotique en question et donc un avantage sélectif. Certaines bactéries (bactéries dites compétentes) sont capables d'intégrer de l'ADN exogène (présent dans le milieu) et donc d'acquérir potentiellement des gènes de résistance aux antibiotiques d'une autre espèce bactérienne .

# Posté le samedi 29 août 2009 16:02

L'obsidienne

L'obsidienne
L'obsidienne est une roche volcanique vitreuse et riche en silice.
De couleur grise, vert foncé, rouge ou noire, elle est issue d'une lave acide (type rhyolite). La vitrification en masse est rendue possible par le fort degré de polymérisation de la lave (voir Liens externes). Ce phénomène n'a rien à voir avec les bordures figées de quelques millimètres à quelques centimètres observées sur des laves basiques (filons, pillows lavas) pour lesquelles la vitrification est due à un refroidissement rapide de la lave (contact avec un encaissant froid ou avec de l'eau). Son nom viendrait de Obsius, un personnage de la Rome antique qui signala en premier la présence de cette roche en Éthiopie.


Physique

L'obsidienne est transparente à translucide et présente une texture et un éclat vitreux. Sa cassure est très nettement conchoïdale, sa dureté Mohs élevée : 5 à 5,5 (elle raye le verre).


Apparemment, cette roche serait bénéphique pour la prostate et aussi contre l'artrite.


Gisements

L'obsidienne se forme à partir de coulées de lave très épaisses et riches en silice.

Roche peu commune, l'obsidienne se trouve en abondance :

* sur les îles Lipari, une des Îles Éoliennes (Italie) , en Sardaigne (Monte Arci)
* dans les environs de Landmannalaugar (Islande),
* ainsi qu'au Mexique, Pérou, États-Unis, Japon et Arménie...



Recristallisation

Le verre de l'obsidienne peut recristalliser ce qui donne des sphérolithes de feldspath. Cela donne des obsidiennes « flocon de neige ».


Utilisation préhistorique

L'obsidienne a été utilisée pour la fabrication de tranchant pour les armes et les outils au cours de la Préhistoire, notamment en Amérique précolombienne. Les galets roulés servent à la fabrication de bijoux.

Il existe aussi de nombreuses traces d'utilisation de l'obsidienne dans le sud de l'Europe au Néolithique, où une forme de commerce et de transport de la pierre était mise en place depuis les gisements des volcans de l'actuelle Italie. Des outils en obsidienne ont ainsi été retrouvés lors de fouilles archéologiques, notamment dans le sud de la France. Avec l'avènement du Néolithique en Méditerranée occidentale, il y a 8000 ans, des réseaux d'échanges se mettent en place entre les différentes communautés agropastorales. Une étude récente portant sur l'obsidienne préhistorique permet de lever un voile sur la manière dont étaient organisés certains de ces échanges à longues distances, entre les îles et les rivages méditerranéens : ce commerce était en partie aux mains d'artisans spécialisés qui se déplaçaient par voie maritime et distribuaient le produit de leur artisanat aux communautés visitées. Les sites archéologiques attestent de la mise en forme des nucléus autour des gisements (principalement Lipari et Monte Arci en Sardaigne), puis du détachement de lames et de lamelles dans les villages "consommateurs".
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# Posté le samedi 29 août 2009 15:43

Le pollen

Le pollen
Pollen de tournesol


Le pollen (du grec palè : farine ou poussière) constitue, chez les végétaux supérieurs, l'élément fécondant mâle de la fleur : ce sont de minuscules grains de forme plus ou moins ovoïde de quelques dizaines de micromètres de diamètre, initialement contenus dans l'anthère à l'extrémité des étamines.
Comme l'ovule, le grain de pollen n'est pas un gamète mais un gamétophyte, un producteur de gamète.

L'homologue du grain de pollen chez les végétaux inférieurs (algues, mousses, prothalle des fougères) est le gamétophyte mâle.

Il correspond à la phase haploïde du développement du végétal.


Il existe des pollens de moins de 10 µm ; ce sont eux qui sont les plus allergènes : bouleau, aulne, charme, noisetier, châtaignier, chêne, cyprès, frêne, olivier, peuplier, platane...

On considère que les pollens les plus petits sont ceux du myosotis (7µm) et les plus gros, ceux de la courge (150µm).

Le pollen peut se composer d'un grain isolé (monade inaperturé, poré, colpé ou colporé) ou de grains multiples (dyade, tetrade, polyade).


Le grain de pollen est une contenant le gamétophyte mâle. Il apparaît chez les présepermaphytes, qui ne libèrent donc pas de spores puisqu'elles restent sur le sporophyte.

Il est constitué habituellement

* de deux ou trois cellules non cloisonnées. Il comporte deux noyaux haploïdes : le plus gros est le noyau végétatif, l'autre le noyau génératif ou reproducteur. La cellule végétative est constituée d'un noyau, d'organites, de petites vacuoles déshydratées et de réserves (amidon, gouttelettes lipidiques). Sa première fonction est d'assurer la survie du grain de pollen, sa seconde fonction sera de fabriquer le tube pollinique. La cellule reproductrice est petite, excentrée et entourée par la cellule végétative. Le noyau est condensé et bloqué en prophase I de méiose.
* d'une enveloppe constituée de plusieurs couches dont une couche externe très résistante, l'exine, constituée de sporopollenine. Cette couche comporte des apertures, points de moindre résistance, qui permettront l'émission du tube pollinique destiné à féconder l'ovule. L'exine résiste aux dégradations chimiques et biologiques, permettant au pollen d'être diffusé dans l'environnement sans être abîmé. L'ectexine est plus alvéolaire que les autres couches et peut être lisse (dissémination par le vent) ou ornementée (pour accrocher aux poils animaux, aux pattes des insectes etc.). L'intine est formée de polysaccharides et de cellulose.

Les ornements portés par le pollen sont souvent caractéristique de l'espèce. Ils rendent possible l'identification de la plante qui a produit le grain de pollen, parfois même des millions d'années après son émission.

Composition chimique et biochimique : Le pollen contient une forte proportion de protéines (de 16 à 40 %) contenant tous les acides aminés connus. Il contient également de nombreuses vitamines, notamment vitamine C, vitamine PP et beaucoup de minéraux essentiels dont, le sélénium (peut contenir jusqu'à 515% AJR). Le pollen sert de nourriture aux abeilles dont il est la seule source de protéines. Il entre dans la composition de la gelée royale. Il est toujours présent, en petite quantité, dans le miel, ce qui permet d'identifier ses origines botaniques. L'apiculture fait appel à la mélissopalynologie qui est la science du miel et du pollen.


Pour germer, le grain de pollen doit atterrir sur le stigmate d'une fleur femelle.

Le transport du pollen : Il se fait généralement par un vecteur comme le vent ou les insectes : c'est la pollinisation. La plante peut aussi le disséminer elle-même (exemple : impatience). Les animaux permettent un certain ciblage. Le vent n'a en revanche aucune spécificité. Les plantes dont le pollen est disséminé par le vent vont donc en produire de plus grandes quantités. De même, quand les étamines sont mûres, il faut que le pistil le soit aussi pour que la fécondation soit possible.

La germination du grain de pollen chez les angiospermes : Le pollen doit être retenu par le stigmate. Pour cela, il existe de petites forces électrostatiques qui retiennent le grain ou il y a des substances gluantes (sucres). Il y a également des liaisons spécifiques entre les molécules du grain de pollen et le récepteur au niveau du stigmate. Le grain de pollen doit être hydraté (l'eau provient du pistil). Il va y avoir alors le déclenchement de la formation du tube pollinique. Au niveau des pores du pollen : on observe un amincissement de l'endexine, lors de la turgescence, le pore du grain de pollen sera percé. La cellule du tube pollinique passe alors entre les deux cellules du stigmate et du style qui présentent des particularités (cellules plutôt lâches, parois cellulosiques non lignifiées, lamelle moyenne plutôt hydratée avec pectine liquéfiée, apparition d'espaces pour le passage du tube pollinique). La germination peut être inhibée par des mécanismes d'incompatibilité. Il existe différents types d'incompatibilités polliniques : interspécifique, hétéromorphe, homomorphe (gamétophytique ou sprorophytique). La fécondation se fait dans le cas contraire, le tube arrivant jusqu'à l'oosphère. Sur les deux gamètes mâles

* Un gamète mâle ira avec l'oosphère (ceci donnera l'œuf principal, diploïde)
* Un gamète mâle ira avec les deux noyaux polaires (ce qui engendrera un œuf triploïde, qui donnera ulétérieurement l'albumen)

C'est ce que l'on appelle la DOUBLE FECONDATION.


La présence de grains de pollens dans l'atmosphère que nous respirons est très importante au printemps et provoque des allergies chez les personnes sensibles. La diffusion du pollen par le vent est l'anémogamie.

En France, l'Institut Pasteur a ses propres cultures de fleurs allergéniques qui serviront à désensibiliser les personnes allergiques.


Palynologie

La palynologie est l'étude scientifique des pollens. Un pollen est souvent spécifique d'un groupe végétal (famille, genre), parfois même de l'espèce : il est possible d'identifier une espèce végétale par l'observation de son pollen. Les caractères observés sont la taille (de 2,5 à 200 micromètres), la forme générale et l'aspect de l'exine : la stratification, les sculptures et granulations de la surface, le nombre, la forme et la disposition des apertures.

Les applications de la palynologie sont nombreuses :

* la palynologie apporte des éléments utiles dans les études de systématique végétale ;
* la paléopalynologie est l'étude des pollens fossiles : elle permet de donner des informations sur le climat et la végétation au cours de l'ère quaternaire ;
* l'aéropalynologie, qui consiste à analyser la présence dans l'air de différents types de pollens, a des applications en médecine (pathologies allergiques) et en agronomie (pollinisation) ;
* la mélissopalynologie est l'étude des pollens présents dans le miel, ce qui permet de détecter les mélanges et les fraudes.

extraits tirés ici
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# Posté le samedi 29 août 2009 15:16